Le père de Romain après le décès de son fils et de sa petite amie au Condroz : "C'était un magnifique couple"

Romain et Margaux sont décédés sur le coup après l'accident au Condroz. Un véritable drame pour la famille.

Margaux et Romain, de Hannut et de Huy, les deux victimes du Rallye du Condroz
Margaux et Romain, de Hannut et de Huy, les deux victimes du Rallye du Condroz ©D.R

Ce dimanche, le Condroz a été une nouvelle fois endeuillé. Un véhicule du rallye est sorti de la route et a heurté des spectateurs. Une information confirmée hier soir par le parquet de Liège. "L'accident est une sortie de route d'un véhicule de course qui a eu lieu dans le village de Moha, rue Alfonse Nicolas, à proximité du numéro 519", indique le communiqué.

Lire aussi: Accident mortel du Rallye du Condroz, un témoin raconte : "On leur a dit qu'ils devaient bouger de cette zone dangereuse"

Les deux victimes étaient un couple composé d'une jeune Hannutoise âgée de 16 ans, Margaux Remacle, et d'un jeune Hutois de 18 ans, Romain Landeloos. Ils étaient présents, comme tous les spectateurs, pour assister à cet événement. "Ils retournaient vraisemblablement vers l'habitation du 519 dont ils connaissaient les habitants. Ils sont décédés sur le coup", assure le parquet.

Pour Sudinfo, le papa de Romain, le Hutois décédé, s'est exprimé. Forcément, il gardera des séquelles à vie de ce dimanche 6 novembre 2022. "Je suis dans le déni. Pour moi, ils vont revenir ce dimanche soir, je ne peux pas croire à une mort aussi brutale", a déclaré Fabrice Landeloos. "Dites-le et redites-le : c'était un superbe couple, ils avaient la vie devant eux !", explique-t-il à nos confrères.

Ensemble depuis deux ans, les deux tourtereaux avaient plein de projets pour leur avenir. Polyglotte, Romain était quelqu'un de sportif et parlait couramment trois langues. Margaux, elle, était encore en humanités et travaillait pour des défilés dans un magasin du coin. Le couple habitait autant chez les parents de Romain que de Margaux.

Pour les parents comme pour la communauté hutoise, cette mort est injuste, cruelle. "Je ne sais pas comment nous allons pouvoir vivre sans eux, je ne sais pas de quoi sera fait notre avenir, je ne sais pas si je vais être capable d'aller travailler alors que je suis indépendant. On ne pouvait envisager un tel drame. Nous avons perdu un fils et une belle-fille formidables, irremplaçables", a conclu le père.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...