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Les tueurs invoquent de plus en plus le trou noir: "Il peut être feint mais il peut aussi être réel"

"Il peut être feint mais il peut aussi être réel, après une consommation de drogue ou un traumatisme à la suite du crime", explique l'expert psychiatre Samuel Leistedt.

Sébastien Ponciau
Les tueurs invoquent de plus en plus le trou noir: "Il peut être feint mais il peut aussi être réel"
©BELGA

Le 1er novembre 2018, Wivinne Marion est assassinée alors qu'elle faisait son jogging à Namur. Xavier Van Dam, qui sera jugé aux assises pour meurtre, avait consommé de la drogue. Il dit ne se souvenir de rien et se retranche derrière le droit au silence. Les expertises psychiatriques mettent en doute la véracité de son trou de mémoire.

Depuis le 3 février 2020, Michael V. est inculpé pour avoir, à Frameries, battu à mort sa belle-fille, Néva. Il avait consommé de la coke et beaucoup d'alcool. Quand il s'est réveillé, le lendemain, le corps de la fillette de 22 mois était à ses côtés. Depuis, il parle de trou noir.

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