Même une faible consommation d'alcool augmente le risque de mortalité, selon Sciensano
Boire de l'alcool, même à faible dose, augmente le risque de décès. C'est ce que montre, pour la première fois, une étude réalisée en 2021 en Belgique par l'institut de santé publique, Sciensano.

- Publié le 30-01-2025 à 11h55

L'étude en question avait pour objet le "fardeau de la maladie", soit l'état de santé de la population et l'impact des maladies et des facteurs de risque sur la santé physique et psychosociale.
"En 2021, plus de 4.000 décès étaient liés à l'alcool, soit environ 3% de l'ensemble des décès de l'année", rapporte jeudi Sciensano dans un communiqué. Cela équivaut à plus de 10 décès par jour. Ces chiffres incluent non seulement les grands buveurs, mais aussi les personnes ayant consommé de l'alcool de manière occasionnelle. D'après l'institut, le nombre de décès liés à l'alcool a augmenté de 14% depuis 2013.
À l'avant-veille de la Tournée minérale - cette campagne qui invite à ne pas consommer d'alcool durant le mois de février - Sciensano souhaite sensibiliser à "l'impact souvent sous-estimé de la consommation d'alcool sur la santé".
"Il n'y a pas de niveau de consommation d'alcool sans danger pour la santé", insiste Sarah Nayani, épidémiologiste chez Sciensano. "L'alcool est un facteur de risque pour de nombreuses maladies graves, telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies du foie. En Belgique, les trois principales causes de décès chez les consommateurs d'alcool sont la cirrhose du foie, les troubles liés à l'abus d'alcool et le cancer colorectal", développe-t-elle.
Et les hommes en sont les premières victimes. En 2021, la gent masculine représentait 70% des décès.
Du reste, l'alcool tue plus à Bruxelles qu'en Wallonie et en Flandre. En 2021, la Région de Bruxelles-Capitale présentait en effet le taux de mortalité lié à l'alcool le plus élevé, soit 45,6 pour 100.000 décès (contre 42,98 en Wallonie et 29,28 en Flandre).
