Bois, gaz, mazout, électricité : voici le système de chauffage le moins cher, et l'évolution à prévoir pour cet hiver
Par rapport au début de l'automne 2024, les marchés ont évolué.

- Publié le 23-09-2025 à 13h49
- Mis à jour le 24-09-2025 à 16h40

Après plusieurs années de turbulences, le marché belge de l'énergie semble retrouver une certaine stabilité en 2025. Et alors que l'hiver approche, Maxime Sonkes, CEO de Wikipower, a fait le point sur l'évolution des prix des différents systèmes. Résumé.
En août 2025, le bois de chauffage reste le choix le plus économique pour les ménages, avec une facture annuelle moyenne de 1 459,50 €. Il devance de peu le pellet (1 533 €) et le mazout (1 629,72 €), tandis que le gaz naturel atteint 1 655,08 €. L'électricité, malgré une TVA ramenée à 6 %, reste largement au-dessus des autres solutions, avec une dépense moyenne de 7 483,32 € pour un foyer.
De solides alternatives
Les énergies solides conservent ainsi leur attrait. Le bois, peu transformé, reste le plus abordable et relativement stable. Le pellet, légèrement plus cher, offre un rendement calorifique supérieur mais exige un équipement spécifique. L'écart de prix entre les deux est modeste (73,50 € par an), ce qui laisse d'autres critères – confort, espace de stockage, disponibilité locale – guider le choix des ménages.
Après les flambées observées en 2022, le marché du pellet s'est normalisé. En août 2025, sa facture moyenne recule légèrement par rapport à 2024, confirmant sa compétitivité face aux énergies fossiles.
Mazout : un repli bienvenu mais fragile
Souvent pointé pour sa volatilité, le mazout bénéficie d'un net recul : -8,6 % en un an. Avec une facture moyenne de 1 630 €, il redevient légèrement plus compétitif que le gaz. Cette évolution offre un répit aux ménages, surtout en Wallonie et à Bruxelles, mais sa dépendance aux marchés pétroliers maintient une incertitude structurelle.
Le gaz enregistre une facture moyenne de 1 655 € en août 2025, quasi stable (+ 0,4 %) par rapport à 2024 et en baisse de moitié depuis le pic d'août 2022. Les prix semblent revenus à un niveau plus raisonnable, mais ils demeurent supérieurs à ceux d'avant la crise sanitaire. Sa compétitivité dépendra encore largement de la conjoncture internationale.
L'électricité, toujours l'exception
Enfin, avec une facture annuelle moyenne de 7 483 €, le chauffage électrique reste hors de portée pour la plupart des ménages lorsqu'il est utilisé comme source principale. Même allégée par une TVA réduite, la facture reste plus de quatre fois plus élevée que celle du gaz. Seules des configurations particulières, comme l'autoproduction via panneaux photovoltaïques ou l'usage d'une pompe à chaleur bien dimensionnée, peuvent améliorer son attractivité.