Bruno Solo emm... les complotistes et les esprits étriqués

Sans jamais citer son nom, Bruno Solo évoque Eric Zemmour, ses idées et ses attitudes qu'il dit "fondamentalement ne pas comprendre".

Bruno Solo emm... les complotistes et les esprits étriqués
©BERNARD DEMOULIN

Présent à Bruxelles pour y présenter "Les visiteurs d'Histoire" - dont nous vous reparlerons longuement dans le DH Mag du samedi 20 novembre - Bruno Solo nous a également fait quelques confidences sur le retour... d'un soir de "Caméra Café", au printemps prochain.

Le comédien, qui n'a jamais caché ses convictions politiques, a également commenté la situation en France, à quelques mois des présidentielles. "On sait votre engagement politique", tente-t-on. Il nous interrompt. "Mon engagement pour des idéaux politiques, pas auprès des partis. Je ne me suis jamais engagé auprès de qui que ce soit…" Des idéaux qu'il faut, plus que jamais défendre, toutefois, au regard de ce qui se passe dans l'Hexagone, où l'on élira un nouveau président en avril prochain. "Les idéaux, ça peut bouger, ça peut être mouvant, ça avance avec des obstacles, des joies et des peines. Mais surtout avec l'idée de vivre de manière harmonieuse sur une planète qui nous appartient à tous et qu'on détruit. Avec des gens avec qui il vaut mieux cohabiter que les affronter. Alors, évidemment, quand il y a des gens qui essaient de remettre ça en question – et on sait à qui on pense en ce moment, je n'ai même pas envie de prononcer son nom – je trouve ça scandaleux. Parce que même s'il n'est pas question de nier qu'il puisse y avoir des problèmes, des choses compliquées, le nier de manière aussi péremptoire, radicale, aussi peu humaine ou philanthrope, à quoi ça sert ? Qu'est-ce qu'ils défendent comme idée du monde, ces gens-là ? De la vie ensemble ? Après moi le déluge, on verra bien demain : qu'est-ce que c'est que cette vision étriquée, conservatrice, réactionnaire du monde ? Fondamentalement, je ne la comprends pas. Je ne comprends même pas quelle joie ils tirent, eux, de la société qu'ils voudraient nous imposer. Moi, je les emmerde, ces gens-là. À une époque, j'étais très révolté, je voulais toujours débattre et j'avoue que je deviens tellement intolérant vis-à-vis de l'intolérance que je m'en fous d'essayer de convaincre. J'ai plutôt envie d'avancer avec des gens – de droite comme gauche – qui ont cette générosité. Ceux qui ne veulent rien entendre, qui ne veulent même pas essayer d'être convaincus, ben je leur dis "restez entre vous, les gars". Entre les complotistes, les conspirationnistes, les réactionnaires, les révisionnistes, les étroits d'esprit, est-ce que j'ai vraiment envie de les convaincre ? Non, aujourd'hui, je m'en fous."

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