"C'est une reprise un peu gonflée" : Catherine Marchal joue dans "Un grand cri d'amour" aux côtés d'Alexandre Brasseur
À partir de ce mardi soir et jusqu'au 19 avril, les deux acteurs monteront sur la scène du Centre Culturel d'Auderghem avec la pièce culte de Josiane Balasko.

- Publié le 15-04-2025 à 18h30

Écrite il y a plus de 30 ans par Josiane Balasko, la pièce Un grand cri d'amour est un grand classique de la comédie. Depuis sa création et son interprétation par la comédienne du Splendid et Richard Berry, la comédie a été jouée par d'autres comédiens et adaptée au cinéma avec beaucoup de succès. À partir de ce mardi soir et jusqu'au 19 avril, c'est Catherine Marchal et Alexandre Brasseur qui porteront la pièce culte au Centre Culturel d'Auderghem. "J'avoue que c'est une reprise un peu gonflée. Ce n'est pas simple de reprendre un grand succès comme ça, il faut avoir les épaules pour et ne pas décevoir le public qui a connu Josiane Balasko, immense vedette de la comédie, dans le rôle de Gigi", explique la comédienne qui a été convaincue par son partenaire de scène. "Avec Alexandre, on avait envie de travailler ensemble depuis longtemps. On a refusé plusieurs pièces. Pour celle-ci, je doutais de ma capacité à bien jouer ça. Mais, son enthousiasme m'a réconforté et motivé à accepter."
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que le public va découvrir sur scène ?
"Gigi Ortega, mon personnage, est une actrice égocentrique qui n'assume pas son vieillissement. Elle sombre un peu dans l'alcool car elle est moins désirée par les metteurs en scène. Puis, il y a Ugo, son ex, avec qui elle a eu une relation amoureuse extrêmement passionnelle et qui connaît aussi une chute dans sa carrière. Entre eux, c'est un peu "je t'aime moi non plus". Ils ne se sont plus vus depuis 10 ans. Ils sont fâchés à mort. Mais, ils n'ont pas eu d'autre choix que de se retrouver sur scène parce qu'ils ont besoin d'argent. En les rassemblant, le producteur veut créer un buzz. Mais, ça va être un véritable carnage. Les retrouvailles vont être électriques."
Certaines scènes ont-elles été réécrites pour mieux coller à l'époque ?
"L'idée n'était pas de transposer l'histoire à aujourd'hui. On voulait garder ce côté vintage, cet esprit années 90, parce que ça donne un charme supplémentaire à la pièce. On y parle d'un vieux téléphone à claper ou encore du fax."
Vous avez également adopté le style vestimentaire des années 90…
"C'est jouissif de pouvoir se déguiser. Je me suis inspirée de personnages excentriques de ces années-là comme Arielle Dombasle ou encore Amanda Lear, des actrices qui en font un peu trop et qui sont touchantes à la fois. Que ce soit pour le look ou pour le texte, il m'a fallu des semaines de répétitions pour trouver ma Gigi à moi."
Vous vous retrouvez un peu dans ce personnage ?
"J'aurais aimé dire "pas du tout" car elle est quand même terrible ! (rires) Être blessée à la moindre critique ou encore égocentrique, chaque actrice est un peu comme ça. J'espère est plus discrète que ce personnage."
Qu'est-ce que votre rôle (Claire Guinot, NdlR.) dans Ici tout commence a apporté à votre carrière ?
"C'est très nouveau pour moi d'avoir un projet qui ne s'arrête pas. Quand on tourne un film, on connaît la date du dernier jour de tournage. Pas pour une quotidienne. Cette sensation est très étrange. Le fait de rentrer dans le salon des téléspectateurs chaque jour crée une forme de promiscuité. Je le ressens même au théâtre. Les gens qui viennent me voir jouer ont l'impression de me connaître comme si je faisais partie de leur famille."
Au cours de votre carrière, vous avez beaucoup collaboré avec votre ex-mari, Olivier Marchal. Lui demandez-vous conseil avant d'accepter ou pas un projet ?
"On se suit. Je regarde ce qu'il fait et lui en fait de même avec moi. On reste une famille. Quand on a besoin d'un conseil, on est présent les uns pour les autres."