"J'ai invité Laurent Ruquier et il m'a dit : 'avec plaisir car moi je peux venir !": Quand Kody casse les codes avec sa propre émission "En roue libre"
"En roue libre" est la première émission de Kody et dans laquelle il fait ce qu'il veut. "Mais je n'inviterai pas Pierre Palmade…" L'humoriste du Grand Cactus s'amuse dans un concept qui ne tourne pas rond avec un invité et deux chroniqueurs bien connus, dès ce dimanche, 18 h 30, sur la RTBF.
- Publié le 22-11-2024 à 15h16

"On va essayer de ne pas déraper et de toucher un maximum de gens. Ce qui est exactement l'inverse de Patrick Poivre d'Arvor !" Le ton est donné d'entrée de jeu par Kody dans son émission "En roue libre". "Je fais ce que je veux dans mon émission", répète-t-il à plusieurs reprises.
Inconsciente la RTBF de lui laisser les rênes d'un programme télé ? Non, plutôt bien vu car la mayonnaise prend. "La roue tourne pour tout le monde, il faut en profiter tant qu'elle est dans le bon sens !", nous confesse alors le comédien du Grand Cactus (qui parodiait Donald Trump et Kamala Harris hier soir sur Tipik) sur son succès grandissant. Le voici même pour la première fois à la tête d'une émission télé. "Je suis très content car j'aime bien explorer des choses assez différentes. Passer d'une émission de télé à humoriste, à chroniqueur, ou acteur dans les films (il vient d'en tourner un en France avant de passer d'autres castings, NdlR)."
Un format -une roue qui décide du déroulement de l'émission- presque inédit aussi, non ?
"En effet, c'est 45 minutes. Il y a beaucoup de choses, c'est assez dense. Et je suis très content que James Deano en fasse partie (avec son "Astro Deano" ou son flow final sur l'artiste invité en bon rappeur qui se respecte, NdlR). Je le connais par cœur et j'avais envie qu'on puisse aussi le voir un peu plus au naturel. Un peu plus proche de ce qu'il est. Il ne joue pas un personnage comme dans le Grand Cactus. Et puis j'ai l'occasion aussi de jouer parce que je fais le biopic de l'invité. Je parodie avec un petit côté Jimmy Fallon, mon inspiration. Ou James Corden. Ce sont des mecs qui peuvent jouer car ce sont des comédiens ou des humoristes à la base. Et qui veulent le rester."
Avec le retour de Sophie Frison (D6bels on stage, Sans Chichis) aussi, dans un nuage qui fait penser au canapé rouge de Drucker.
"Exact ! J'espère qu'on pourra l'avoir un jour dans l'émission d'ailleurs. Quant à Sophie, elle apporte une touche de fraîcheur. C'est un nouveau visage pour ceux qui la découvrent. Et puis elle apporte dans l'émission ce petit moment suspendu qui est un peu plus intime et émouvant. Je n'avais pas envie d'un divertissement total sans fond."
"L'invité est justement invité à casser le décor!"
Pour une véritable liberté de ton et aucune censure, comme dans le Grand Cactus ?
"J'ai proposé qu'on puisse faire et dire ce qu'on veut : des jeux, du sérieux, aller dans le public, etc. Et ils ont dit oui. Mais cela n'a rien à voir avec le Grand Cactus qui est une émission d'humour. Tout est écrit. C'est de la parodie pure. Ici, plutôt une émission d'humeur. On est là pour partager une bonne humeur. Pour recevoir un invité et le découvrir de manière un peu originale. Dans le Grand Cactus, on n'est pas là pour découvrir un invité. L'invité vient et il participe avec nous à des sketches."
Ici, l'invité -Philippe Geluck- casse le décor !
"Oui (sourire) ! Moi, j'invite tous ceux qui vont venir à casser encore plus le décor parce que c'est ça qui fera une vraie émission en roue libre. Moi, je veux casser tous les codes. Je n'ai pas de formation d'animateur. Si c'était en anglais, ça s'appellerait freestyle (rire) ! Je fais vraiment n'importe quoi. Je peux casser des codes de plusieurs manières. Par exemple, je peux faire en sorte que l'invité ne vienne pas faire sa promo, mais faire la promo de quelqu'un d'autre. L'invité peut me poser des questions. Je peux faire chanter quelqu'un qui n'aime pas du tout chanter…"
Ou inviter Laurent Ruquier (suite à la polémique où Kody ne pouvait pas participer aux "Grosses Têtes" de RTL suite à son émission sur la RTBF) ?
"Exactement ! Je lui ai même déjà proposé (sourire) ! Il m'a dit : 'avec plaisir, si l'agenda me le permet, car moi je peux !' (rire) Ça serait marrant. Et recevoir Laurent Ruquier, une personnalité de la télé incontournable, un monstre sacré, ce serait déjà un honneur. Et dans ce contexte, ce sera encore plus drôle ! Il y a des choses en ce moment qui sont très graves dans le monde. Il n'y a pas du tout de quoi faire une guerre ici. On a une chance inouïe de faire ce métier-là. Profitons pendant qu'on peut encore. Demain, je ne sais pas ce qu'il se passera."
Même le parrain de ce premier numéro, Phillipe Geluck, vous a esquissé en direct… "Les Grosses Têtes" !
"Exact (rire) ! Tout ça va participer au fait d'apaiser un peu tout le monde… Et de dire, voilà, il n'y a pas non plus péril en la demeure. Après, on va faire les choses bien. On va se concentrer sur les échéances. Quatre numéros sont prévus. Ce dimanche avec Philippe Geluck, suivi par Carole Bouquet, Stéphane De Groodt et Laurent Baffie. Et puis, on verra. J'ai hâte de voir ce que les gens en pensent."
En parlant de casser les codes, inviter quelqu'un comme Pierre Palmade (condamné ce mercredi), le feriez-vous ?
"Là, ça va être compliqué parce que… pendant deux ans, on ne va pas pouvoir l'avoir (sourire) ! Mais non. L'idée est que l'on est quand même un dimanche à 18 h 30. On n'est pas dans Sept à Huit. On ne va pas lui faire faire des jeux et goûter ses plats préférés depuis la prison. En revanche, dans le cassage des codes, c'est peut-être aussi mettre en lumière des gens qui sont dans l'ombre. Qui font des choses, qui ont des associations pour aider ces gens-là par exemple. On peut recevoir des gens dans le public. Il y a plein de choses qu'on ne fait pas. Et même si la personne parle dans un temps très restreint, le but est d'essayer de surprendre."
