Après les orages, les succès pour Stéphane Pauwels: l'animateur décroche un nouveau rendez-vous sur LN24
L'ancien animateur des "Orages de la vie" sur RTL-tvi se retrouve désormais du côté passager pour interroger ses invités.

- Publié le 20-12-2025 à 07h31
- Mis à jour le 20-12-2025 à 07h32

Pendant des années, dans Les Orages de la vie sur RTL-tvi, Stéphane Pauwels a pris le volant pour emmener ses célèbres passagers sur des lieux emblématiques où ils ont vu leur vie basculer.
Du 5 au 9 janvier à 20 heures sur LN24, l'animateur, également chroniqueur de 100 % Belge sur la même chaîne, reprendra la route aux côtés d'une personnalité, mais cette fois-ci du côté passager, et pour parler non pas des orages mais des succès.
Dans ce format court intitulé Les routes du succès, et diffusé en collaboration avec la marque automobile BYD, le Mouscronnois mettra en lumière les réussites de chefs d'entreprise et ses lignes de conduites. Son premier invité : Salvatore Curaba, ancien joueur de football professionnel devenu entrepreneur. "Il parle de son travail, de la façon dont le succès est arrivé, de son mode de fonctionnement ou encore de l'équilibre qu'il arrive à trouver entre sa vie de famille et ses objectifs professionnels. On découvre le chef d'entreprise mais l'homme aussi", explique Stéphane Pauwels qui fait son grand retour aux commandes d'un programme après s'être écarté pendant des années des médias belges suite à des ennuis judiciaires.
Une voiture, une personnalité, une histoire, on a l'impression de vous revoir dans les Orages…
"C'est très différent parce qu'ici, on ne parle pas des coups durs mais des succès de la vie. On n'est pas là pour faire sortie des choses impensables de l'invité. Il se dévoile mais pas de la même façon. On est plutôt dans la découverte d'une personne qui a réussi. Puis, ce n'est pas moi qui roule, donc c'est beaucoup plus confortable ! Pour les Orages, je me souviens avoir conduit dans Paris aux côtés de Geneviève de Fontenay… J'étais beaucoup moins relax ! Je devais à la fois penser à ce que je lui disais et essayer de ne pas faire d'accident !" (rires)
Quel ton allez-vous utiliser pour vous adresser à votre interlocuteur ?
"Quand j'interviewe, j'aime mettre les gens à l'aise, avoir de l'empathie et faire en sorte qu'ils se sentent bien. D'autant plus que ce n'est pas une personne qui a l'habitude de faire de la télévision. "
Est-ce un concept qui pourrait revenir de façon récurrente à la télévision, avec d'autres invités ?
"Je pense que Thibaut Roland (chef d'antenne de LN24, NdlR.) attend de voir les résultats avant de se prononcer mais que l'envie est là. On a beaucoup d'entrepreneurs à succès en Belgique, comme Eric Domb ou encore Pierre Marcolini, donc on pourrait faire d'autres émissions. "
Après des années loin de la télé belge, vous revenez petit à petit sous le feu des projecteurs. Avez-vous d'autres ambitions à la télévision ?
"Après tout ce qui m'est arrivé, j'ai toujours eu l'occasion de continuer mon métier d'animateur en France (RTL France, TV5, NdlR.). En Belgique, ce n'était pas pareil. C'est vrai que je suis content de regoûter à la télé parce que c'est quand même le métier que j'ai exercé le plus longtemps dans ma vie. J'avais envie de revenir mais sans avoir d'ambitions démesurées. Je suis content de ce qu'il se passe pour le moment. J'aime bien aller dans 100 % belge et tourner ces capsules pour LN24 m'a vraiment plu. J'espère que d'autres portes s'ouvriront dans le futur. "
La télévision vous avait-elle manqué ?
"Pendant 7 ans, j'ai été au purgatoire. Et, contrairement à ce que certains disent, je n'ai pas été en prison. Ça a été très dur, les fins de mois étaient difficiles. Je me suis battu, je me suis même inscrit au CPAS l'été dernier tellement je n'avais plus de ressources. Maintenant, le soleil recommence à briller un peu et c'est chouette. Ça fait longtemps que je n'avais plus passé de bonnes fêtes comme je vais passer là, avec le sourire en me disant que maintenant, je réexiste et que je peux de nouveau faire le métier que j'aime. Je remercie Thibaut Roland de m'avoir permis d'être sur LN24 et à Benjamin Deceuninck pour mon intervention dans La Tribune."
Vous êtes connu pour votre franc-parler. Avec les années et la pression des réseaux sociaux, avez-vous opté pour un autre ton à la télévision ?
"Quand Thibaut Roland m'a demandé de rejoindre 100 % Belge, il m'a demandé d'avoir du bon sens de citoyen, c'est-à-dire de donner mon avis de citoyen. Moi, je ne fais pas de la politique mais quand je me positionne sur un sujet ou un autre, je me fais incendier sur les réseaux sociaux. C'est l'histoire de ma vie. Et souvent par des personnes qui ont justement une orientation politique. Mais, moi, je donne mon avis de citoyen, de monsieur et Madame tout le monde. Je viens défendre des idées personnelles. Si j'avais voulu faire de la politique, j'aurais pu en faire il y a 20 ans mais j'ai refusé."
Regrettez-vous le ton plus lisse des animateurs et journalistes aujourd'hui à l'antenne ?
"Les gens ont peur de perdre leur place et n'osent plus rien dire sur rien ni personne, même dans le milieu du sport. On a peur de dire quelque chose parce que derrière, on ne pourra plus être invité en VIP. Moi, je n'ai jamais fonctionné comme ça. Je n'ai pas besoin de privilèges. On ne m'achète pas. Je prends l'exemple de Léa Salamé. Son émission est bien mais elle n'est jamais dans la contradiction. Avec elle, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ses invités sont tous formidables et quand il y a un élu politique, elle n'ose pas trop le titiller parce qu'il ne faudrait surtout pas avoir des ennuis derrière. Ça, c'est un problème… Heureusement, il y a de bons journalistes, qui posent de bonnes questions et qui ouvrent un vrai débat. "
Avez-vous été étonné de l'accueil que les téléspectateurs vous ont réservé lors de votre retour à l'antenne ?
"Non parce que des gens qui me reconnaissent, j'en croise tous les jours. Et, à chaque fois, ils sont bienveillants avec moi. Ils me tutoient souvent, me demandent un selfie, me font une petite tape sur l'épaule. Je suis toujours le bon pote Steph. J'ai parfois l'impression d'être leur porte-parole en télévision. "
D'autres chaînes vous ont-elles fait du pied depuis votre retour à la télé ?
"Une productrice m'a appelée il y a deux mois pour être l'invité d'un nouveau concept sur RTL-tvi. Je n'ai pas du tout de rancœur mais avec RTL Belgium, nous sommes toujours au tribunal. La chaîne me doit de l'argent. Donc, j'ai répondu que je préfère que la situation soit clarifiée avant de répondre par la positive. Et, si tout est en ordre, j'accepterai avec plaisir. Je n'ai aucun problème avec les gens de RTL-tvi. Certains en ont peut-être avec moi mais ça, c'est un autre sujet…"