Faillite des centres dentaires du Brabant wallon: plusieurs pistes sur la table
Un curateur a été désigné, il va rencontrer les responsables de l'ASBL ce mardi.
- Publié le 12-01-2021 à 06h30
- Mis à jour le 12-01-2021 à 08h53

La faillite de l'ASBL Santé et participation qui gère les sept centres dentaires du Brabant wallon (situés à Nivelles, Tubize, Braine-l'Alleud, Louvain-la-Neuve, Jodoigne, Perwez et Wavre) a été déclarée par le tribunal de l'entreprise ce lundi matin. Un coup dur pour les 21 employés et les quelque 6 000 patients que comptait cette association créée en 1982.
Avec le faible taux de remplissage des agendas suite aux nombreuses annulations de patients et le peu d'aides financières des autorités publiques, la crise sanitaire a malheureusement été le coup de grâce pour l'ASBL aux finances fragiles depuis plusieurs années. "L'ASBL a enregistré 1,2 million de recettes en moins en 2020 par rapport à l'année précédente. On nous a conseillé de ne pas refinancer l'association, car on allait poursuivre une activité déficitaire", souffle Jean-François Fortemps, administrateur de l'ASBL.
Ce mardi, le curateur se rendra au siège social de Santé et participation, à Braine-l'Alleud, afin de rencontrer les administrateurs et mieux comprendre les raisons de la faillite et de dégager des pistes de solutions. Et il y en a : certains prestataires de l'ASBL travaillent également dans d'autres structures comme des hôpitaux ou possèdent leur propre cabinet dentaire et peuvent éventuellement reprendre une partie de leur patientèle.
Suite à l'annonce de la faillite, un professionnel du secteur, qui n'est autre que le président de l'Association pour la pratique de l'art dentaire (Apad), qui défend les intérêts des dentistes, s'est manifesté et souhaite apporter son aide dans la transition vers une solution pérenne. "Le but, c'est de voir si on ne peut pas proposer une solution pour que les dentistes puissent continuent à exercer, puisqu'ils ont l'obligation de suivi des patients. Je pense par exemple à un système de location ou de mise à disposition de cabinets dentaires via les Mutualités chrétiennes", explique Fabrice Bolland, précisant qu'il s'agit d'une initiative personnelle et non au nom de son ASBL.
Du côté de Santé et participation, on se réjouit de cette piste supplémentaire et on insiste pour que les patients puissent continuer à bénéficier de tarifs conventionnés. Mais à la fin, ce sera au curateur de décider la meilleure suite à donner à ce dossier.