Le Binchois Jack "la frite" est prêt pour l'Euro 2024 :"J'espère que les Diables bénéficieront de ce brin de chance qui leur a toujours manqué"
Jacques Gossuin, 55 ans, est connu pour avoir créé un chapeau "frite" qu'il ne quitte que très très rarement lorsqu'il se rend au stade.
- Publié le 15-06-2024 à 10h01

Supporter emblématique des Diables Rouges qu'il suit partout en déplacement, Jacques "Jack la frite" Gossuin suivra les Diables Rouges sera évidemment de la partie en Allemagne et assistera quoi qu'il arrive à la finale de l'Euro.
Quel est le déplacement le plus dingue que vous ayez effectué pour voir les Diables Rouges ?
Sans aucun doute, le déplacement au Brésil était un moment inoubliable. La plage, le soleil, l'attente de voir les Diables Rouges participer à une grande compétition. Tout était réuni pour que ce soit un moment incroyable et cela l'a été. J'avais la chance de ne pas loger dans le fameux camping mais dans un appartement trouvé par un ami brésilien. Mais j'avais eu l'opportunité de le visiter quelques jours avant l'arrivée des supporters et il était déjà clair que ça allait être la galère…
Où avez-vous trouvé la bière la plus chère ?
Au Qatar où il fallait dépenser entre 6 et 7 euros pour une bière. Heureusement, je n'en bois pas beaucoup en général…
Quelle est votre plus grosse injustice vécue avec les Diables ?
On pourrait parler du but de Platt en 1/8 de la Coupe du Monde 90 mais cela fait partie du jeu. Je pourrais aussi évoquer le but annulé de Wilmots contre le Brésil en 2002 mais c'est une question d'interprétation arbitrale. Un arbitre sur deux n'aurait rien sifflé. Non, pour moi, la plus grosse injustice liée aux Diables Rouges a eu lieu en 1994 aux Etats-Unis avec ce penalty flagrant non sifflé sur Josip Weber contre l'Allemagne. Un vrai scandale. Tout le monde l'a vu sauf l'arbitre.
Quel est l'adversaire qui vous a le plus respecté ?
En règle générale, les supporters belges sont plutôt bien accueillis un peu partout dans le monde. Mais je garde un excellent souvenir d'un déplacement en Bosnie. À notre arrivée, on sentait une certaine tension, une hostilité envers nous car ils ne nous connaissaient pas. Dans le stade, on était séparé par une tribune et un cordon policier et à un moment, j'ai fait signe à un supporter bosnien qui est venu à ma rencontre. Il m'a donné son maillot de la Bosnie et moi, je lui ai donné une écharpe. À partir de ce moment-là, toute la tension ressentie a disparu et on a passé un excellent match dans une bonne ambiance.
Quel est le but le plus marquant pour vous ?
Sans aucun doute celui de Georges Grün en décembre 85 contre les Pays-Bas. On avait gagné 1 à 0 chez nous et à l'extérieur, on perdait 2 à 0 quand il a mis cette tête victorieuse au fond des filets à la toute fin du match. Cela nous a permis de nous qualifier pour la Coupe du Monde 86 avec le succès que l'on sait.
Qui est le joueur que vous avez le plus apprécié ?
Ce serait trop facile de dire Eden Hazard ou Kevin De Bruyne donc je vais opter pour… Laurent Ciman que j'ai eu la chance de rencontrer un jour sur un plateau télé et qui, de fil en aiguille est devenu un ami. C'est quelqu'un pour qui j'ai énormément de respect qui m'a accueilli chez lui un soir de Noël et avec qui j'ai gardé contact.
Quel est le match qui restera à jamais gravé dans votre mémoire ?
Je pourrais citer le 3-2 contre le Japon mai même à 2-0, je savais qu'on pourrait gagner. Sinon, le match qui m'a le plus marqué est certainement celui qui a opposé les Diables Rouges à la grande U.R.S.S. à la Coupe du Monde en 86. Je me souviens, personne ne croyait à notre victoire, pas même les Diables eux-mêmes qui avaient déjà fait leurs valises avant de se rendre au stade. Et finalement, on gagne 4-3 au bout des prolongations, un souvenir inoubliable pour moi.
Quel est le budget le plus important que vous ayez consacré aux Diables Rouges ?
La Coupe du Monde au Brésil m'a coûté 5 000 euros mais sur trois semaines, ce qui est raisonnable il me semble. Sinon, pour un seul match, le déplacement en Irlande en mars dernier a fait mal à mon portefeuille avec une ardoise de 1250 euros. Mais, contrairement aux fois précédentes, je m'y étais pris à la dernière minute et je voyageais accompagné. J'avais aussi choisi un hôtel plutôt qu'une chambre dans une auberge de jeunesse ce qui a fait exploser la note.
Votre pronostic pour l'Euro 2024 des Diables ?
J'espère toujours qu'ils pourront bénéficier de ce brin de chance qui leur permettra de gagner un grand tournoi mais si on veut rester "raisonnable", je les vois bien en demi-finales.
Et pour le vainqueur final ?
Je miserais bien une petite pièce sur l'Allemagne à la maison ou l'Angleterre.
