Le Binchois Jack la frite, supporter emblématique des Diables Rouges, a survécu à un dramatique accident de moto : "J'ai eu beaucoup de chance"
Son ami montois Maverick Capiau, qui conduisait l'Harley accidentée, est quant à lui décédé sur le coup. Jacque Gossuin se remet doucement de ses graves blessures.
- Publié le 30-07-2024 à 15h05

Le 12 juillet dernier, dans la région de Morzine, un terrible crash s'est produit entre une moto et un camping-car. Au guidon de cette moto, le Montois Maverick Capiau décédait sur le coup. Par miracle, le Binchois Jacques Gossuin, alias Jack la Frite, supporter emblématique des Diables Rouges, qui se trouvait à l'arrière, survivait au choc.
Trois semaines après avoir frôlé la mort, Jacques a pu revenir à son domicile. "On était descendu jusque Morzine pour assister à l'événement des Harley Days, un rassemblement géant qui a lieu une fois tous les deux ans", nous explique celui qui est passionné de moto depuis plus de 30 ans. "Ce jour-là on ne devait pas sortir mais Maverick a insisté. J'ai accepté de l'accompagner en tant que passager car j'avais confiance en lui. Je ne l'avais jamais vu rouler de façon dangereuse mais ici, le dépassement qu'il a voulu effectuer s'est mal passé et on s'est retrouvé en frontal avec un camping-car."
Des images qui resteront gravées à jamais dans la tête de Jacques. "Je n'ai pas perdu connaissance malgré la violence du choc. Mon côté droit a cela dit morflé avec plusieurs côtes cassées, un poumon et un rein écrasés et mon aorte a été fissurée. Par miracle, deux secouristes se trouvaient dans le tunnel que l'on traversait au moment de l'accident. Ils m'ont littéralement sauvé la vie en effectuant un pontage en urgence entre l'aine et l'aisselle. Ensuite, un hélico est venu me chercher pour me transporter à l'hôpital. J'ai vraiment eu beaucoup de chance."
24h de coma
Passé à deux doigts de la mort, Jacques est resté dans le coma pendant plus de 24h. "A mon réveil, je me suis rendu comte que j'étais vivant, ce qui était miraculeux mais les médecins m'ont expliqué que les prochaines heures seraient cruciales. Ce n'est que, de nouveau, une vingtaine d'heures plus tard que j'ai réalisé que Maverick était décédé dans l'accident."
Rentré en Belgique depuis quelques jours, d'abord en observation puis au CHU Tivoli, Jacques a pu retrouver son domicile. "Je suis actuellement en rééducation. J'éprouve encore des difficultés à me lever ou à me coucher mais je peux faire quelques pas. Je ferai tout pour être prêt à temps pour la rentrée scolaire. En dix ans d'ancienneté en tant que professeur de soudure, je n'ai jamais manqué un jour pour maladie. Je compte bien continuer sur ma lancée."
Optimiste dans l'âme, Jacques n'abandonnera pas cet objectif. "Ce que je retiendrai de cet accident dramatique, c'est, de un, que je ne monterai plus jamais à l'arrière d'une moto. Je ne peux également qu'exhorter les jeunes qui prennent le volant à ne pas dépasser les limites de vitesse autorisées et de conduire prudemment en toutes circonstances."
