La Ville de Mons va à nouveau tenter d'accorder les violons entre Sandermans et les riverains
Le collectif dénonce la création d'un nouvel accès qui ne serait pas prévu dans le permis octroyé à l'entreprise.
- Publié le 14-03-2021 à 09h59
- Mis à jour le 14-03-2021 à 10h06

Le premier qualificatif du collectif Vigilance Pollution Santé Ghlin n'est certainement pas usurpé. Toujours au taquet, le groupe de riverains ne laisse rien passer et ne manque pas d'occupation tant les projets polémiques secouent l'actualité du village montois. Entre les infractions environnementales de Recotri et la demande de permis qui se prépare pour une usine de recyclage de plomb, le collectif Vigilance Pollution Santé Ghlin n'a pas manqué d'épingler un chantier en cours sur le site de l'entreprise Sandermans.
Un nouvel accès y est aménagé du côté de la rue de Douvrain. Mais pour le groupe de riverains, cette sortie n'était pas prévue dans le permis octroyé à la société spécialisée dans le transport international. "Nous ne préjugeons de rien. Nous demandons simplement le respect de ce qui est écrit dans le permis unique", explique Jean-Paul Lépine de Vigilance Pollution Santé Ghlin. "Lorsque nous constatons que ce qui est prévu en théorie n'est pas appliqué sur le terrain, nous le signalons. C'est notre rôle en tant que collectif citoyen."
Pour les riverains, c'est écrit noir sur blanc et clair comme de l'eau de roche. Mais du côté de la Ville de Mons, on apporte quelques nuances. "La sortie était reprise dans les précédents considérants du permis, mais pas dans la délibération finale", confie Maxime Pourtois, échevin de l'Urbanisme. "Nous allons voir avec les services du SPW comment résoudre cette question qui est extrêmement technique."
L'échevin compte par ailleurs sur le dialogue et le bon sens pour apaiser les tensions. Une réunion devrait à nouveau être organisée entre l'entreprise et les riverains. Précédemment, un exercice similaire avait débouché sur une modification du permis que Sandermans avait introduit pour le stockage de produits chimiques. Le nouvel entrepôt avait ainsi obtenu le feu vert, mais les 2.000 tonnes de peroxydes initialement prévues étaient passées à la trappe.