Weiler: "Un leader ? J'en veux dix ou douze"

René Weiler fixe ses objectifs au moment de commencer son premier stage avec Anderlecht.

Romain Van Der Pluym
STEGERSBACH AUSTRIA - JULY 11 : Rene Weiler head coach of Rsc Anderlecht pictured during RSC Anderlecht's summer stage on training session as part of the preparation prior to the new jupiler pro league season 2016 - 2017 in Stegersbach on July 11, 2016 Austria , 11/07/2016 ( Photo by Philippe Crochet / Photonews ***
STEGERSBACH AUSTRIA - JULY 11 : Rene Weiler head coach of Rsc Anderlecht pictured during RSC Anderlecht's summer stage on training session as part of the preparation prior to the new jupiler pro league season 2016 - 2017 in Stegersbach on July 11, 2016 Austria , 11/07/2016 ( Photo by Philippe Crochet / Photonews *** ©Photo News

René Weiler fixe ses objectifs au moment de commencer son premier stage avec Anderlecht. Des bosses, des trous et un arrosage qui galère. Les conditions du premier entraînement anderlechtois dans la région vallonnée de Stegersbach en Autriche n'étaient pas à la hauteur d'Anderlecht. Les Mauves n'ont, vu la brièveté de leur séance programmée en fin d'après-midi, pas trop souffert de l'état de la pelouse qui inquiétait pourtant l'organisation du stage. C'est davantage la chaleur qui a accablé les joueurs. Avec 32 degrés et pas le moindre signe d'une légère brise, ils ont fini la séance en nage et en avalant chacun un litre d'eau.

Une mise en jambe, rien de plus, se disait certainement René Weiler en observant ses hommes, dont un Dennis Praet en forme après avoir connu des soucis aux adducteurs. Le coach est satisfait de l'évolution mais cela reste largement insuffisant par rapport à ses attentes.

"Je peux vous le confirmer : il y a encore beaucoup à faire", lâchait-il en guise de bilan de ses trois premières semaines. "Il faut reconstruire l'équipe."

Et ce chantier passe au niveau 2 dès ce mardi matin avec des objectifs précis en tête.

Former un vrai groupe

René Weiler a taillé dans le gras. Sans la moindre hésitation. Au total, ils ne sont qu'à 22 en stage, dont 3 gardiens. Soit trop peu pour un duel sur un terrain complet. Peu importe pour le nouveau coach anderlechtois. Dans sa tête tout était clair : il ne souhaite pas travailler avec un trop grand groupe. "Quand tu as encore une douzaine de gars en plus des 18, c'est trop. Ils vont commencer à passer leurs journées en se disant que c'est la faute du coach, que je ne les utilise pas bien, qu'il y avait eu des promesses."

L'occasion est également rêvée de connaître ses nouveaux joueurs et former un bloc.

"Nous avons besoin d'un vrai team spirit. Voyez ce stage comme un cours de langue dans lequel on avance bien mieux à 2 qu'à 20. Le fait d'être avec moins de joueurs me permet d'être plus proche de mes gars, de les connaître."

Trouver des leaders

De ces 22, doivent sortir des meneurs. René Weiler sent déjà quels joueurs sont capables de tirer le groupe vers le haut mais ne souhaite pas encore parler de ses observations. "Cela doit venir naturellement alors je laisse faire. Je veux des patrons que ce soit à l'hôtel, sur le terrain ou devant les médias. Et je n'en veux pas trois mais dix ou douze qui sont capables de diriger et de guider."

Savoir où il faut du renfort

Au groupe présent s'ajouteront de nouveaux visages (lire ci-contre) dans les semaines à venir. René Weiler possède déjà une assise défensive et un entrejeu (défensif) solide. Les problèmes actuels se trouvent davantage devant. Lors des matches amicaux, il a compensé son manque d'ailiers par la mise en place de Defour, Doumbia et Hanni, des profils axiaux, sur les côtés. Pour le poste de numéro 9, il ne se prononce pas encore non-plus. "Okaka est arrivé plus tard et a donc un retard physique tandis que Sylla s'est légèrement blessé il y a peu."

Faire passer son message tactique

"C'est la troisième semaine et il est temps d'accélérer les choses au niveau tactique et technique", a lancé René Weiler qui, de l'aveu de ses joueurs, travaillait uniquement les lignes de course jusqu'ici. Le Suisse va passer au niveau supérieur. Sans tableau noir mais avec des idées bien précises. "J'ai une vision très globale de ce que sont le jeu et la tactique. Je vois le football comme un tout qui démarre de la défense. Je veux d'ailleurs voir les joueurs de la ligne arrière monter au milieu pour aller donner une passe verticale. Devant, je demande aux gars d'aller effectuer le premier pressing. Et le tout doit être un mouvement d'ensemble."

Cela ne l'empêchera pas d'appuyer sur l'aspect physique des choses avec un gros travail de fond.

"Mais sans simples exercices de course", soulignait-il. "Je ne suis pas du style à avoir le chrono en main. Tout est sous forme de jeu où chacun doit se donner à fond. Avec moi, c'est rythme de match tous les jours. Suis-je sévère ? Disons que je suis comme je suis. (sourire)"

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