La folie Valentino Rossi attendue à Francorchamps: "Une fan est tombée dans les pommes après l'avoir touché"
Témoignage de Safrane sur l'incroyable popularité de Valentino Rossi, qui a débarqué chez nous pour préparer les 24 H.

- Publié le 20-06-2022 à 17h57
- Mis à jour le 22-06-2022 à 22h51

On avait déjà eu droit à Spa à Jean-Pascal de la Star Ac ou le Docteur Mamour de Grey's Anatomy alias Patrick Dempsey. Mais avec l'arrivée lundi soir sur le site de Francorchamps du nonuple champion du monde de moto Valentino Rossi, on entre dans une autre dimension. En termes de popularité, c'est niveau Lewis Hamilton, Michael Schumacher ou Max Verstappen. Voire au-dessus. Une star planétaire, une véritable légende dont ce sera, aujourd'hui et demain, la toute première apparition publique sur le sol belge.
Après avoir découvert la piste ce lundi à pied, il montera ce mardi matin à bord de son Audi R8 LMS du team belge WRT. Objectif durant ces deux jours : apprivoiser le plus beau circuit du monde afin de préparer au mieux sa participation, les 30 et 31 juillet, aux célèbres 24 H de Spa.
À lui seul, "Il Dottore" va booster les ventes de tickets comme cela a été le cas lors des premières manches du GT World Challenge où la bande à Vincent Vosse a dû apprendre à gérer l'incroyable popularité du phénomène : "Je n'ai jamais vu auparavant une super star comme lui", témoigne Safrane Ahmed, responsable des relations humaines depuis 2017 pour l'écurie belge. "Habillés de haut en bas en jaune fluo avec son numéro 46 tatoué partout, ses fans l'aiment vraiment comme un membre de leur famille, comme un frère. Ils sont patients. J'en ai vu faire le pied de grue devant le stand ou notre structure d'accueil de 6 h 30 du matin à 22 h pour avoir un autographe. Une dame est tombée dans les pommes après lui avoir touché le bras. D'autres rampaient sous le camion pour tenter d'entrer dans notre box ou ont escaladé notre terrasse."
À Imola, la séance de dédicaces a dû être annulée par manque de sécurité et cela bouchonnait dans le paddock en raison de la foule massée devant l'hospitality et le stand WRT. "Des gens ont demandé de prendre une photo avec moi car ils m'avaient vu approcher Valentino. D'autres m'ont proposé 100 euros pour acheter ma veste WRT juste pour avoir la même que Vale."
Au quotidien, Safrane reçoit des emails concernant Rossi : "Des centaines de demandes d'autographes, de photos, de rencontres. J'ai même reçu un cadeau pour sa fille. Tout le monde a un bon prétexte. Il n'est pas facile de faire le tri. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde. J'essaie régulièrement d'amener des enfants dans le stand. Les parents me remercient en me disant que c'est le plus beau jour de leur vie. J'ai organisé une rencontre avec une jeune fille dont la maman était décédée du cancer après leur rencontre avec Valentino. Certains ressortent des clichés avec lui d'il y a dix ou quinze ans. Lui se prête au jeu, leur consacre du temps. Je l'ai même vu aller chercher des fans n'osant pas l'approcher. Je ne l'ai jamais vu s'énerver. Il est habitué, gentil. On ressent beaucoup de respect de part et d'autre."
Safrane, elle, n'abuse pas de sa position pour le solliciter : "Je n'ai même pas un selfie avec lui. Beaucoup d'amis m'ont contactée pour me demander de signer leur casque, un livre, mais je préfère dire non. Il sait qui je suis. Il est très poli, dit toujours bonjour et au revoir. Moi, je le laisse tranquille. Il est là pour s'amuser et c'est ce qu'il fait."
Sans négliger ses fans.
"C'est David Hallyday exposant cinquante"
Frédéric Colaux travaille pour WRT en tant qu'aide de camp de Vincent Vosse depuis toujours : "En douze ans, je n'avais vu cela avec aucun pilote si ce n'est peut-être David Hallyday que l'on faisait rouler en France, confie-t-il. Avec le chanteur, il y avait en permanence cinq fans devant notre stand. Avec Valentino, c'est 500. Et partout dans le monde."
La sécurité a logiquement dû être renforcée pour endiguer la vague humaine : "On doit se réunir pour voir comment on fait pour gérer le passage de notre hospitality au stand. On a dû engager deux responsables de sécurité permanents."
À Francorchamps, il y aura des barrières Nadar devant le stand WRT. "On a dû s'organiser. Le stand restera ouvert, les gens pourront le voir mais il faut laisser les mécanos et Valentino travailler."