Francs Borains- Olympic: deux clubs aux destins mouvementés
Les deux clubs, qui s'affrontent ce week-end, ont vécu des périodes troubles et se battent pour trouver une stabilité.
- Publié le 22-02-2019 à 13h14
- Mis à jour le 22-02-2019 à 19h44

Les deux clubs, qui s'affrontent ce week-end, ont vécu des périodes troubles et se battent pour trouver une stabilité.
"Un match Francs Borains - Olympic, ça rappelle forcément des souvenirs." Ces mots sortent de la bouche de Pierre Urbain, administrateur pendant trente années dans le club du Borinage. Depuis quelques années, les Francs Borains se reconstruisent avec brio. En 2014, le matricule 2016 du feu RBDB, alors en D2, est cédé à Seraing. Le club de Boussu-Bois se voit donc dans l'obligation de récupérer le matricule 5192 de Charleroi-Fleurus et de recommencer l'aventure depuis les divisions inférieures du football belge.
"Sportivement, c'est un coup au moral de repartir d'aussi bas après de bonnes saisons dans l'antichambre de l'élite. Mais nous avons à ce moment-là retrouvé une structure financière satisfaisante. Et nous avons aussi retrouvé le nom historique du club. C'était un nouveau départ."
Actuellement membre de l'assemblée générale du club, Pierre Urbain se souvient parfaitement de ces heures tumultueuses. "Ce sont des moments qui ne s'oublient pas car l'incertitude est grande."
De son coté, l'Olympic est passé très près d'une faillite en 2011. "On resté marqué par tous ces événements", reconnaît Charles Beugnies, le fidèle correspondant qualifié du club. "Si on ne trouvait pas de repreneur, c'était la fin pure et dure des Dogues. Il y avait donc beaucoup de pression sur nos épaules."
Le club a finalement pu être sauvé sur le fil mais n'évitera pas une rétrogradation administrative en P1 en 2014. Le club jouait pourtant le haut du tableau en promotion. "C'est cruel mais quand une faillite est décrétée, la sentence est sans appel du côté de l'Union belge. Le président avait heureusement trouvé les bons mots pour conserver une grande majorité de l'effectif. Nous sommes remontés sans aucun problème alors que nous avions une pénalité de neuf points au début de la saison."
L'Olympic va traverser une nouvelle période délicate et faite d'incertitudes dans les prochains mois avec la fusion actée avec Châtelet-Farciennes. "Je crois que c'est la bonne solution pour tout le monde car le financier devient ce qu'il y a de plus important en football. L'objectif est bien sûr de trouver une stabilité sur le long terme. Le travail est loin d'être fini."
Pour les deux matricules, le chemin est donc encore long. Même si leurs routes pourraient se séparer à la fin de la saison, il est certain que l'affiche de dimanche ne sera pas la dernière confrontation entre ces deux clubs historiques de la Province. Rendez-vous en D1 Amateur ?
"Décrocher sa place en D1 amateurs"
L'Olympic a finalement encore un challenge à relever. Adem Sahin a accepté de préfacer le match de l'Olympic face aux Francs Borains. Il répond à quatre questions. Entretien. Président, au niveau sportif, cela reste une affiche, malgré les classements respectifs des deux clubs ?
"C'est un match qu'il faut jouer et qu'il est important de gagner. Les joueurs ont besoin de renouer avec la confiance. Avec la fusion qui se profile, il faut aussi que le groupe se donne à fond. Il y a dans ce noyau, des gars qui sont capables d'évoluer en D1 amateurs. À eux de saisir leur chance et de donner le meilleur d'eux-mêmes."
La victoire de la semaine passée, contre le troisième de la série, a fait du bien au moral ?
"Un grand bien à tout le monde. J'ai retrouvé un Olympic qui en voulait. Tout n'était pas parfait. Mais il y avait de l'envie. Je sais que c'est trop tard. Mais c'était tout de même un succès important. J'espère que le groupe terminera cette troisième tranche dans une position haute."
Vous étiez mercredi soir à la réunion entre les formateurs et Bernard Gaspard, le responsable de la future école des jeunes qui naîtra de l'union des deux clubs. Qu'avez-vous retenu ?
"C'était une séance d'informations afin de donner les lignes directrices du projet aux entraîneurs et à ceux qui s'y intéressent. Le retour fut positif."
Quel est votre prochain chantier, dans le cadre de cette fusion ?
"Avec Patrick Rémy, nous planchons sur l'organigramme. Cela se met tout doucement en place. Même si la date butoir pour la fusion est le 15 avril, nous avançons."
Le RFB veut sa revanche
Battu 2-1 à l'aller, les Borains savent bien qu'il ne faudra pas prendre leurs adversaires à la légère. D'autant que l'Olympic reste une belle victoire face à Visé.
"Il est évident que cette équipe n'est pas à sa position en fin de tableau", confie Nicolas Huysmans, le coach borain. "Les Carolos m'avaient fait bonne impression lors de notre première confrontation. Nous savons que nous devons rester concentrés car nous ne pouvons pas perdre du terrain dans la course au Tour Final."
Du côté de l'Olympic, on compte bien surfer sur le succès de la semaine dernière. Avec beaucoup de respect pour l'adversaire. "Même si nous avons gagné à l'aller, le RFB est l'équipe qui nous a le plus impressionné cette saison", reconnait Patrick Dimbala, le T2 des Dogues. "Ils ont d'excellents joueurs dans tous les secteurs et un très bon coach. On s'attend donc à une rencontre compliquée mais on va tout faire pour enchaîner une deuxième victoire contre un adversaire du haut de classement."